SOIGNANT, QUI PREND SOIN DE VOTRE SANTÉ MENTALE ?

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Faire attention à sa propre santé mentale est la première étape avant de prendre la responsabilité de l’autre. Voir les conseils pour assurer le bien-être émotionnel des soignants.

Aller chez le médecin, prendre un bain, préparer à manger, se lever la nuit pour s’assurer que tout va bien… Ces tâches peuvent sembler courantes lorsqu’il s’agit d’un bébé, mais la situation change lorsque les soins sont centrés sur le père, la mère ou un parent proche.

Au Brésil, il existe trois types de soignants : les membres de la famille qui assument la responsabilité de prendre soin de ceux qu’ils aiment ; les travailleurs qui assument ce rôle pour tenter de contourner le chômage ; et la page d’accueil – des soignants professionnels formés pour prodiguer des soins. Dans les trois cas, le surcoût est une constante.

Les mauvaises nuits, le stress et la peur font partie des principales plaintes des soignants. Dans la pandémie, le scénario s’est aggravé : une enquête mondiale menée par Embracing Carers auprès de 755 soignants non rémunérés au Brésil a montré qu’en 2020, les Brésiliens consacraient 25,1 heures par semaine à prodiguer des soins, soit près de deux heures de plus que la moyenne du reste du monde. .

Parmi les principales responsabilités, auxquelles sont confrontés pour la première fois 22 % des répondants, figurent la gestion des médicaments et des rendez-vous médicaux et le soutien émotionnel au patient. En revanche, qui garantit la santé mentale des soignants ?

« La société, en général, a à l’esprit que prendre soin de l’autre, c’est simplement aider dans les activités de la vie quotidienne : se laver, se nourrir et changer les couches. Mais les soins vont bien au-delà. Cela implique des dimensions sociales, émotionnelles, familiales et spirituelles », détaille Gleice Vellozo, psychologue, gérontologue et membre de la Commission permanente pour la défense des droits des personnes âgées au Conseil municipal de Juiz de Fora, dans le Minas Gerais.

Ce n’est pas un hasard si la concentration de tant de rôles en une seule personne conduit à un épuisement professionnel sans précédent. Avec la pandémie, 57 % des soignants brésiliens ont fait état d’une aggravation de leur bien-être physique, 68 % se sont inquiétés de la question financière et 70 % ont évoqué des pertes en santé mentale.

Comment les soignants peuvent-ils prendre soin d’eux-mêmes ?
D’ici 2050, l’Organisation mondiale de la santé s’attend à ce que le nombre de Brésiliens âgés de 60 ans atteigne 90 millions. « La société vit un grand changement, car la longévité arrive comme un tsunami avec tous les problèmes sociaux, émotionnels et de santé. En revanche, nous ne sommes pas préparés à prendre soin ou à être pris en charge », souligne-t-il.

La responsabilité de prendre soin des autres, aussi bien intentionnée soit-elle, peut être un fardeau trop lourd si vous ne vous souciez pas de vous-même. Et ces soins peuvent provenir de petits changements de routine :

rechercher des informations
« La connaissance est essentielle à la qualité de vie du patient et de la personne qui en a la charge », souligne le spécialiste. Pour elle, la première chose que l’aidant doit faire est de se renseigner sur l’état de l’aidant, d’en parler au médecin pour comprendre la perspective à court, moyen et long terme.

L’idée est de se préparer à ce qui va arriver, car des situations inattendues, comme une maladie ou une urgence, peuvent être assez stressantes.Actuellement, il existe également plusieurs cours destinés aux soignants. Composés d’équipes multidisciplinaires, ils offrent des conseils sur toutes les dimensions des soins, assurant le bien-être et la sécurité des personnes concernées.