Signature de la charte relative à la qualité du sous-titrage

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Lundi 12 Décembre, le CSA a lancé la signature de la charte de qualité sur le sous-titrage à Paris en présence de son président, Michel Boyon, de la Secrétaire d’Etat à la Solidarité, Marie-Anne Montchamp et de la directrice adjointe du Ministre de la Culture, Elodie Perthuisot aux côtés des chaînes de télévisions, des laboratoires de sous-titrage et des représentants associatifs.

L’enjeu de la charte – page de démarrage

L’Unisda, largement représentée aujourd’hui, a tenu à féliciter les efforts engagés par le CSA pour la mise en place d’un travail collectif et collaboratif autour du sous-titrage à destination des personnes sourdes ou malentendantes. La charte est considérée comme une plate-forme commune entre l’usager, les chaînes de télévision et les laboratoires de sous-titrage.

Les grandes chaînes (TF1, France Télévisions, Canal Plus et M6) soumises à l’obligation de 100% de sous-titrage de ses émissions sont rejointes par la chaîne TMC qui dépasse dorénavant le taux d’audience de 2,5%, les autres chaînes de la TNT sont quant à elles soumises à l’obligation de 40% de programmes accessibles par sous-titrage. Par leurs engagements volontaires, elles vont intégrer, dans leurs cahiers des charges, les 16 critères de la charte afin d’atteindre une qualité minimum et une harmonisation des pratiques.

De gauche à droite : Nicolas About, Elodie Perthuisot, Christine Kelly, Cédric Lorant, Michel Boyon, Marie-Anne Montchamp

La reprise du sous-titrage dans les médias de l’audiovisuel

Les éditeurs de services ont été interpellés par Christine Kelly, conseillère du CSA, pour que le sous-titrage soit repris dans l’ensemble des médias de l’audiovisuel qui comprennent les sites de rattrapage, la VàD (Vidéo à la Demande) et les DVD.

L’Unisda rappelle que les sourds et malentendants sont avant tout des consommateurs comme les autres et que l’accès aux films ne doit pas être limité dans l’unique champ de la télévision.

La LSF dans les programmes télévisés

L’Unisda a invité les participants à une réflexion plus globale sur la présence de la langue des signes (LSF) dans les programmes télévisés. Après un effort particulier sur l’accessibilité de 3 journaux télévisés quotidiens sur les 3 chaînes d’informations continues (LCI, i-Télé et BFM-TV), l’accent sera essentiellement porté sur les programmes jeunesse afin que les jeunes sourds ne sachant pas encore lire puissent accéder à des programmes ludiques et animés en LSF.

Dans le même sillon que pour le sous-titrage, elle a appuyé sur le besoin d’une charte de qualité de l’interprétation en LSF des programmes télévisés et qui pourrait être entérinée dès 2012.

Par ailleurs, l’Unisda insiste pour une plus grande visibilité de la LSF avec la mise en application de la mesure 38 du plan Handicap Auditif 2010-2012 (lien vers l’ensemble des mesures) à savoir la programmation d’un journal télévisé du soir sur France Télévisions traduit en langue des signes française.

L’accessibilité électorale

A l’approche des échéances électorales, les associations de personnes sourdes ou malentendantes attendent une accessibilité toujours plus importante des spots de campagnes avec du sous-titrage et de la langue des signes. Les débats politiques seront également très suivis et devront faire l’objet d’une attention particulière quant à la qualité de la transcription. Les personnes sourdes ou malentendantes revendiquent ainsi pleinement leur droit à la citoyenneté.

Le cinéma français

Le Ministère de la Culture a annoncé la programmation d’une réunion intermédiaire de la Conférence Nationale Culture et Handicap en janvier 2012 sur le thème de « la prise en compte des besoins et des attentes des personnes handicapées dans les secteurs du cinéma et de l’audiovisuel ».

L’Unisda souhaite une coordination plus importante de l’ensemble de la filière du cinéma depuis le producteur jusqu’à l’exploitant de cinéma en passant par le distributeur. Suite au succès du film « Intouchables » où près de 25 villes ont diffusées des séances sous-titrées, une montée en charge pourrait être programmée suivant ce rythme :

  • Dès 2012, 2 films français accessibles par mois à travers des séances spéciales sous-titrées dans la semaine de leurs sorties en salles, dans les principales villes (niveau régional)
  • En 2013, 6 films accessibles par mois à travers des séances spéciales sous-titrées dans la semaine de leurs sorties en salles, dans les principales villes (niveau préfectoral)
  • En 2015, tous les films français accessibles à travers des séances spéciales sous-titrées dans la semaine de leurs sorties en salles, dans les principales villes (niveau sous-préfectoral)
  • De même, l’équipement des salles de cinéma avec des boucles magnétiques devra être suivi d’effet, en complément de la diffusion des films sous-titrés.